VAPER SANS RISQUES

Vaper sans risques

Guides pour vapoteur prudent !

La e-cigarette n’a pas bonne presse auprès de tout le monde. Les informations sur les potentiels risques que représente le vapotage sont donc présentées selon les positions de chacun, au grand dam des assoiffés de la bonne information. Nous avons dans ce billet réussi à séparer les bons grains de l’ivraie en ce qui concerne les risques liés au vapotage.

Les composants de la cigarette electronique mettent-ils les utilisateurs en danger ?

Certains composants de la cigarette électronique sont souvent pointés du doigt quand il s’agit de montrer à quel point il est risqué de vapoter. Il s’agit souvent de la :

  • Batterie
  • Résistance

La batterie

Les cas d’explosion de batteries de cigarette électronique sont largement relayés par certains médias, à tel point de coller à ce dispositif, une image d’engin explosif. Il ne faut cependant pas céder à la panique. La cigarette électronique subit une surreprésentation de faits, un peu comme c’est le cas déjà avec l’avion. La présentation des crashs d’avions par les médias vous a certainement déjà fait croire que ces appareils de l’air sont le moyen de transport le plus risqué qui soit. Or, statistiquement, l’avion est le mode de transport le plus fiable et sûr au kilomètre. De même, le risque de voir la batterie d’une cigarette électronique explosée reste très faible. Pour preuve, malgré tout le tollé médiatique autour du sujet, entre 2016 et mi-2017, seulement 8 cas d’explosion de batterie ont été recensés en France où se trouvent pourtant près de 3 millions de vapoteurs.

Nous ne disons pas que le risque qu’une batterie d’e-cig explose est de zéro. Mais, tout appareil comportant une batterie expose au même risque. Faire donc de ce phénomène un apanage des batteries d’e-cig est donc injustifié. Batterie de Smartphone, de tablette, d’ordinateur ou de tout autre appareil peut aussi exploser quand les mauvaises conditions sont réunies. Il existe cependant des précautions pratiques à prendre afin d’éviter la survenance de ce risque avec les cigarettes électroniques.

Resistance

La résistance d’une cigarette n’est pas en soi un danger pour le vapoteur. Elle ne le devient que lorsqu’elle est endommagée et qu’elle n’est pas remplacée avant les prochains vapotages. Une résistance endommagée émet en effet des formaldéhydes. Ce n’est pas non plus un apanage des résistances. Ces substances cancérigènes sont omniprésentes autour de nous, que ce soit de sources naturelles ou artificielles. Elles se libèrent avec :

  • La combustion de la biomasse
  • L’irradiation solaire des substances humiques contenues dans l’eau
  • La combustion issue de la cuisson des aliments, du chauffage, de l’utilisation d’encens

Pour rappel, plusieurs causes peuvent entraîner un endommagement de résistance. Cela peut, entre autres survenir à la suite d’un vapotage en chaîne. Ne pas observer des pauses de respirations de quelques secondes entre les bouffées peut brûler le cordon déjà séché. Un endommagement de résistance peut aussi survenir si vous ignorez l’étape de l’amorçage de résistance avant de commencer par vapoter. De plus, les e-liquides trop denses et rigides sont des ennemis des résistances. Les mèches de résistance n’arrivent en effet pas à les absorber, ce qui crée une défaillance.

En définitive, votre résistance ne vous exposera pas à des formaldéhydes si vous les remplacez dès que vous sentez qu’elle est morte. Il sera temps de la changer si vous sentez une baisse de sensation, ou si vous sentez un goût de brûlé.

Rassurez-vous cependant. Le risque que le vapoteur utilise une résistance endommagée assez longtemps pour inhaler une dose dangereuse de formaldéhydes est minime.

Quid des composants des e-liquides ?

La nicotine

La nicotine permet de combler le manque que peut ressentir le fumeur pendant son sevrage tabagique. Mais la nicotine contenue dans l’e-liquide n’est pas toujours sans risque pour le vapoteur. Le premier risque, on ne va pas le nier, est celui de la dépendance. Un vapoteur peut aussi avoir la sensation de manque. Il faut toutefois relativiser puisque tout dépend de la concentration de votre e-liquide en cette substance. Heureusement, l’e-cig permet de vapoter à des taux fonctions de votre besoin en nicotine. Si effectivement un nouveau vapoteur aura tendance à vapoter à des taux de nicotine élevés, il est prouvé qu’avec le temps, ce besoin va chuter jusqu’à s’approcher du zéro. La dépendance qu’engendre l’e-cig n’est donc que temporaire et le consommateur n’aura aucun mal à s’en affranchir progressivement. Absorbée à des taux élevés, la nicotine d’un e-liquide peut toutefois provoquer des nausées, vertiges, maux de tête et quintes de toux.

Le propylene glycol

Le propylène glycol est un composant essentiel du e-liquide, en ce sens que c’est lui qui permet d’accentuer le parfum des arômes et de favoriser un hit plus doux. Mais ce composant n’est pas du goût de tous les vapoteurs. Certains présentent une allergie au propylène glycol et d’autres une intolérance. Dans ces cas, il est conseillé de vapoter avec des e-liquides contenant uniquement du VG (glycérine végétale) ou contenant du VG à un taux plus élevé.

La glycerine vegetale

Le VG (glycérine végétale), joue un rôle majeur dans les e-liquides. En plus de favoriser la production de vapeur, il réduit le ressenti du parfum des arômes. La glycérine végétale ne présente aucun risque lors de son inhalation avec une cigarette. Toutefois, chauffée au-delà de 150C°, elle se mue en un gaz extrêmement toxique appelé acroléine. Même si la probabilité qu’un e-liquide soit chauffé à cette température est très faible avec une cigarette électronique, il vaut toujours mieux savoir.

Les aromes

Les arômes contenus dans les e-liquides peuvent aussi être problématiques. Les e-liquides les plus gourmands en saveurs contiennent souvent des substances douteuses que certains scientifiques classent dans la catégorie des substances dangereuses. Il s’agit du diacétyl et des dicétones. C’est pourquoi avant d’acheter vos tubes d’e-liquides, vous devez attentivement vérifier toutes les mentions qu’ils comportent. Ceux sans ces éléments sont donc les plus sains. Certains arômes reproduisent par ailleurs le goût de certains aliments. Les vapoteurs allergiques à ces aliments devront donc se tenir loin des e-liquides contenant ces arômes.

Vapotage et grossesse : un menage deconseille

S’il y a une chose sur laquelle les scientifiques s’accordent, c’est qu’il faut par tous les moyens éviter de fumer pendant la grossesse. Les substances toxiques contenues dans la cigarette classique sont à l’origine de milliers de cas de grossesses extra-utérines, de malformations, de fausses couches, et d’accouchements prématurés chaque année. La cigarette électronique étant souvent présentée comme une alternative sûre au tabac, beaucoup se demandent si une femme enceinte peut vapoter sans risque.

En réalité, aucune étude ne permet d’affirmer actuellement que l’e-cig est néfaste pour la femme enceinte. Dans un contexte où une femme enceinte sur trois continue à fumer en France, les scientifiques considèrent même l’e-cig comme un moindre mal. Se gardant de la déconseiller formellement, d’autres recommandent d’en discuter en amont avec un professionnel de santé.

De la même façon cependant, il n’existe aucun argument scientifique démontrant l’innocuité de la cigarette électronique sur le fœtus. Il vaut donc mieux pour la femme enceinte ou allaitante de s’éloigner du vapotage pendant cette période.

Vapoter vs fumer, lequel presente le moins de risque ?

Il n’est pas nécessaire de chercher loin avant de savoir que la cigarette électronique est moins nocive que la cigarette classique. Plusieurs études sérieuses l’affirment clairement. Une étude du Public Health England, un organisme très sollicité par le Ministère britannique de la santé a ainsi permis d’établir que « l’ecig est au minimum 95% moins nocive que le tabac ». En France, même si elle n’avance pas de pourcentage, l’Académie Nationale de Médecine, se basant sur ses propres recherches, a confirmé ces résultats. Vapoter plutôt que continuer à fumer réduit donc significativement les risques de développer des maladies chroniques de poumons ou de gorges.

Il ne peut en être autrement puisque contrairement à la cigarette classique, dans l’e-cig il n’y a ni tabac ni combustion. Le chauffage de l’e-liquide ne produit donc ni monoxyde de carbone ni goudron. La vapeur issue de ce chauffage ne provenant que du propylène glycol, un liquide spiritueux composant l’e-liquide. L’e-cig ne contient pas non plus les quelque 4000 substances nocives présentes dans le tabac.

L’e-cig, passerelle vers le tabac ou sevrage tabagique ?

Une étude réalisée par des chercheurs de l’université d’East Anglia en Grande-Bretagne sur des ex-fumeurs utilisant l’e-cig a montré que ce substitut tabagique a aidé plus de 76,3 % d’entre eux à arrêter de fumer. Ces résultats sont confirmés par plusieurs autres études en Europe et aux Etats-Unis. À l’Hexagone, selon les chiffres de l’agence Santé publique France, 700 000 fumeurs quotidiens ont arrêté de fumer du tabac grâce à ce substitut tabagique. L’efficacité de l’e-cig pour aider à arrêter de fumer est donc incontestable.

Beaucoup craignent cependant que l’e-cig ne constitue une passerelle vers les cigarettes classiques. Ils fondent leur crainte sur le côté attractif que revêt l’e-cig (arômes délicieux et caractère tendance) qui pourrait attirer des jeunes n’ayant jamais fumé. Aussi, estiment-ils que les e-cigs pourraient entrainer une dépendance à la nicotine de telle sorte que les vapoteurs soient tentés de se tourner vers les cigarettes classiques qui contiennent de la nicotine à des taux plus élevés.

Mais en réalité il n’en est rien. Si la nicotine peut effectivement engendrer une dépendance, celle-ci est relative. Le niveau de dépendance à la nicotine présente dans une cigarette classique est bien différent de celui à la nicotine de l’e-cig. La raison est que les deux ne sont pas administrées de la même manière par un vapoteur et un fumeur. L’addiction à la nicotine ne peut en réalité être forte que si la nicotine est administrée avec un certain nombre d’autres molécules notamment les monoamines oxydases. Or ces molécules présentes dans le tabac des cigarettes sont totalement absentes des cigarettes électroniques.



Que retenir ? Le vapotage n’est effectivement pas anodin. Cependant, de nombreuses opinions avancées sur des prétendus risques liés à cette solution d’aide au sevrage tabagique sont sans aucun fondement.